C’est une page qui se tourne, pour Versailles, pour la circonscription, pour les Yvelines et pour la vie politique française. Etienne Pinte a choisi MonVersailles pour faire part de son choix.

Lettre ouverte
aux habitants de la 1ere circonscription des Yvelines
et à tous les Français
qui ont soutenu mon action politique durant près de 40 ans

« Je ne serai pas candidat aux prochaines élections législatives »

etienne pinte législatives 2012 yvelinesParce qu’il faut savoir tourner les pages de sa vie, aussi difficile que cela soit, j’ai décidé, il y a deux ans déjà, de ne pas me représenter aux élections législatives de juin prochain. Après tant d’années au service de mes concitoyens et de notre pays, en tant que parlementaire, j’ai choisi de poursuivre différemment mes engagements au service des autres.

J’ai assumé ce mandat avec toute mon énergie, mes convictions et dans un esprit de service du bien commun. Je n’ai pas ménagé mes efforts pour contribuer à gérer au mieux notre pays. J’ai été un législateur attentif et assidu parce que j’ai toujours refusé la fatalité et parce que j’ai la certitude que l’on peut améliorer le sort de chacun et réparer des injustices.

Avocat passionné de nombreuses causes – qu’il serait trop long de mentionner ici – et dont j’aurai l’occasion de reparler un jour, je n’oublie pas ces grands moments qu’ont été par exemple, le vote avec Jacques Chirac et Philippe Séguin et contre la majorité de notre groupe, de l’abolition de la peine de mort en 1981.

Pour défendre les causes que je croyais justes, il m’a fallu parfois entrer dans l’arène politique où le combat est rude et parfois cruel. Si j’ai pu blesser tel ou tel par des mots qui, chacun le sait, peuvent parfois dépasser la pensée, qu’ils trouvent ici l’expression de mes regrets. Pour ma part, je ne porte rancune à personne.

J’ai essayé, autant que je le pouvais, d’aider toutes les personnes ou les associations qui ont fait appel à moi pour trouver des solutions à leurs attentes ou à leurs souffrances. J’ai aussi beaucoup reçu en travaillant avec des personnes extraordinaires, qu’elles soient issues du monde politique, de l’administration ou du secteur associatif. J’ai toujours pensé, contrairement à Jean-Paul Sartre, que le bonheur venait aussi des autres et qu’une vie réussie venait de l’engagement au service des autres, l’emblème de ma famille. Je peux donc dire être « un homme heureux ».

Je prolongerai naturellement mes engagements dans les domaines qui me sont chers : le logement et l’hébergement, la politique familiale et sociale, la question de l’engagement politique et de l’éthique, le dialogue inter-religieux avec le monde arabe, en particulier la protection des étrangers et des demandeurs d’asile.

Je poursuivrai mon action pour contribuer à rendre notre société plus juste et plus solidaire, respectueuse des droits des plus faibles. Je continuerai ainsi à présider le Conseil National des politiques de Lutte contre la pauvreté et l’Exclusion au sein duquel un travail de fond s’accomplit et d’où émergent de nombreuses propositions. Je m’investirai dans le dialogue initié par le livre que je viens d’écrire avec le Père Jacques Turck : « Extrême droite : pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire » aux éditions de l’Atelier.

Enfin, je continuerai à travailler aux côtés de ma famille politique et, en premier lieu, à la réélection de Nicolas Sarkozy. Je souhaite poursuivre ma route en restant, selon le mot d’Albert Camus, un « éveilleur de conscience ».

Merci à ma femme et à mes enfants qui m’ont beaucoup attendu et qui ont compris, avec le temps, l’importance de mon engagement. Mes 14 petits-enfants auront un grand-père plus présent.

Merci à tous mes collaborateurs qui, tout au long de ces années, m’ont épaulé et ont adhéré au sens et à l’esprit de mes engagements. Merci à ma suppléante, Suzanne Blanc, pour sa fidélité et à tous les militants qui m’ont tant soutenu et accompagné pendant toutes ces années.

Merci à vous tous enfin, électeurs ou non, qui m’ont soutenu, éclairé, alerté sur tous ces combats que j’ai ainsi pu mener en leur nom au service d’une France qui m’a adopté, que j’ai toujours voulue plus humaine, plus fraternelle, plus solidaire et tournée vers l’avenir.

Par Etienne Pinte
Ancien Maire de Versailles
Député des Yvelines