superette versaillesNon il ne s’agit pas du retour d’un super-héros féminin mais du développement extrêmement fort de ce type de magasin défini comme «  un magasin de proximité pratiquant la vente au détail à prédominance alimentaire et ayant une surface comprise entre 120 et 400 m². Particularités de la supérette vis-à-vis de l’épicerie classique, la supérette est plus grande, s’approvisionne via une centrale d’achat et est regroupée au sein d’une même enseigne » ( cf Wikipédia).

Je vous avais parlé de l’ouverture de la supérette Carrefour City sur Monversailles à la place d’un DIA rue du Général Pershing en indiquant que cette ouverture était la plus récente d’une série plutôt importante dans Versailles. Un commentaire de Fée du coin s’étonnait voire s’inquiétait de toutes ces ouvertures qui pouvaient avoir un effet négatif sur le commerce de ville « classique ».

Comme l’évoquait Fée du coin, j’ai interrogé notre adjointe au maire chargée du commerce, Marie Boelle, pour savoir comment la mairie vivait ce développement d’enseignes de grands groupes de distribution dans notre ville. N’ayant pas de réponse, je suis allé consulter la presse spécialisée. Heureux hasard, celle-ci a publié il y a quelques jours une étude des cabinets Bonial et Nielsen (spécialistes de la distribution) sur l’évolution des magasins de proximité en France au cours des 10 dernières années (2005-2015).

Leur constat est impressionnant : en 10 ans le nombre de « supérettes » a explosé en passant de 6128 en 2005 à 8518 en 2015 soit +39% ! Dans Paris, leur nombre a doublé alors que dans les Yvelines, il a augmenté de 31%. Ces petites surfaces se développent en premier lieu dans les villes, en particulier en centre ville.

Pourquoi ? Après le tout-hypermarché des années 1980-2000, la grande distribution s’est rendu compte que les citadins changent leurs habitudes d’achats : vieillissement de la population, manque de temps, fragmentation des courses, ne plus prendre sa voiture pour se ravitailler. Toutes les grandes enseignes veulent leur part de ce gâteau que constituent ces magasins de proximité dont le chiffre d’affaires augmente de 6% par an alors que celui des hypermarchés stagne.

Aujourd’hui 2 groupes de distribution ont pris de l’avance : Casino avec Franprix ,Monop, Spar, Petit Casino, Leader Price …et Carrefour avec les 8 à huit et toute la série des Carrefour Market, City, Express…Mais les Système U, Auchan et Intermarché ne sont pas en reste. De plus à côté de ces monstres, de nouvelles enseignes s’engouffrent dans la brèche en surfant sur la tendance bio : Bio C Bon( 60 magasins), Naturalia ( 90 magasins). Au total 41 enseignes existent en 2015 contre 24 en 2005.

En lisant leurs noms ci-dessus vous en aurez reconnu plusieurs qui se sont installées dans notre ville ces dernières années. Versailles par sa taille, ses caractéristiques démographiques, son pouvoir d’achat moyen,.. ne pouvait pas rester à part de cette évolution.

Est ce un bien ou un mal ?