rémy le gallL’ex-directeur de la communication de la mairie de Versailles, Rémy Le Gall, a été condamné aujourd’hui par le tribunal correctionnel de Versailles à une peine de 18 mois de prison dont 6 ferme.

Cet homme de 45 ans est accusé d’avoir fait des avances sexuelles à quatre personnes du service communication de la mairie de Versailles entre le printemps 2012 et avril 2014. Il nie tout harcèlement en évoquant juste des propos graveleux.

Voici la dépêche AFP :

Versailles, 16 mars 2015 (AFP) – Un ancien directeur de la communication de la mairie de Versailles a été condamné lundi par le tribunal correctionnel à dix-huit mois d’emprisonnement, dont six mois ferme, pour le harcèlement sexuel de quatre subordonnées entre 2012 et 2014.
La peine est plus sévère que les dix-huit mois avec sursis et 5.000 euros d’amende requis par le parquet.
Celui-ci a également été condamné à verser un euro de dommages et intérêts à chacune des victimes, comme l’avait demandé leur avocate Me Elodie Tuaillon-Hibon, et 2.500 euros à l’association contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), également partie civile.
« Les victimes sont soulagées et très émues que la justice ait reconnu ce qu’elles avaient vécu et qu’elle ne se soit pas laissé impressionner par le parcours politique du prévenu », a réagi Me Tuaillon-Hibon, jointe au téléphone par l’AFP.
Le conseil de l’ancien « dircom » de Versailles, qui n’était pas présent au rendu de cette décision, n’était pas joignable immédiatement.
L’homme de 45 ans, marié, proche des cercles politiques et dessinateur de bandes dessinées à ses heures, a été reconnu coupable d’avoir fait, quasi quotidiennement entre 2012 et 2014, des allusions sexuelles et des propositions déplacées à ses collaboratrices.
« Je vois la forme de vos tétons », « dans cette robe en dentelle, vous m’excitez », « vous donneriez votre cul contre quoi? », « je vous propose qu’on couche ensemble, on pourra travailler sereinement ensuite », « vous ne savez pas ce que vous perdez: je suis un très bon amant »…
Pendant longtemps, chacune a pensé être la seule à subir les assiduités du patron, jusqu’à ce que l’une d’elles « lève la chape de plomb en racontant son histoire ».
Le prévenu, mal à l’aise à la barre, avait nié le harcèlement mais concédé avoir « dépassé les limites » avec des « blagues graveleuses » car il voulait « faire le responsable un peu cool ».
Dans une procédure distincte, l’une des quatre victimes l’accuse aussi de « viols et agressions sexuelles ». Elle affirme avoir eu des relations sexuelles avec lui pendant deux ans, alors que, mère célibataire en difficulté financière, elle se trouvait « sous son emprise ».