L’affaire des Mormons au Chesnay ayant pris une tournure que je ne soupçonnais pas, j’accepte volontiers la demande de la mairie du Chesnay de pouvoir exposer son point de vue et d’éclairer la situation dans les colonnes de MonVersailles. D’autant plus qu’il ne faut pas oublier que cette affaire concerne Versailles, la limite entre les deux communes se situant très exactement… au pied du bâtiment. Les textes ci-dessous sont peut-être longs, mais ont le mérite d’être clairs et intéressants.
Face à l’actualité et aux nombreuses questions légitimes que se posent un certain nombre de Chesnaysiens sur le projet de construction d’un temple Mormon au Chesnay, Evénements donne ce mois-ci des précisions sur l’aménagement de ce terrain privé racheté par les Mormons à la Foncière des Régions et qui a été occupé par EDF de 1971 à 2011.
Ce terrain n’est pas un terrain communal, mais un terrain privé. Il s’agit donc d’une transaction privée entre la Foncière des Régions et l’Eglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours (L’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, plus connue sous le nomde Mormons, n’est pas classée –secte – selon le rapport parlementaire n°2468), pour laquelle la mairie du Chesnay représentée par son maire, n’intervient que sur la partie urbanisme par rapport à la conformité au Plan Local d’Urbanisme.


Principes de fonctionnement d’un temple mormon
A la suite de l’annonce en 2010 par la Foncière des Régions de l’éventualité du rachat du terrain du 46 boulevard St-Antoine par les Mormons, le maire a souhaité mettre en place un groupe de travail constitué d’élus, afin de mieux connaître ce sujet, très peu ou très mal connu en France. Toutes les questions ont pu être posées aux représentants des Mormons.
Ce questions/réponses a été synthétisé dans un petit document inclus dans un dossier complet transmis officiellement à tous les membres du conseil municipal en séance du 7 juin 2010. Voici donc quelques précisions extraites de cette étude, plus particulièrement liées à des éléments concrets de la vie quotidienne d’un temple mormon.
Contrairement aux églises qui servent au culte dominical, comme à Versailles ou à Mantes-la-Jolie par exemple, le temple est un lieu de sacrements individuels et familiaux, le baptême et le mariage, ayant une portée éternelle.
Les familles ne font donc que passer et logent, à l’occasion d’une cérémonie, dans la résidence hôtelière attenante au temple, exclusivement réservée aux fidèles. Aucun membre de l’église mormone ne réside sur ce site, à l’exception du responsable des lieux qui dispose d’un logement de fonction.
Aucun événement festif n’y est organisé et il n’y a aucun lieu de restauration. C’est un lieu de prière et de recueillement. Le temple est fermé du samedi après-midi au mardi matin, comme pour tous les autres temples dans le monde.
Pour les autres jours de la semaine, les horaires d’ouverture sont le matin de 7h30 – 8h jusqu’à 19h30 le soir. Lorsque la construction d’un temple est terminée, il est ouvert au public pendant plusieurs semaines, telles des « journées portes ouvertes », afin que tous ceux qui le souhaitent puissent savoir comment est fait un temple et à quoi il sert. Une fois consacré, seuls les membres de l’église peuvent y pénétrer.
Les jardins seront par contre ouverts à tous durant la journée, réservés à la promenade et au repos. Aucune manifestation culturelle, sportive ou religieuse ne peut y avoir lieu. L’activité du temple se répartit tout au long de la journée, car le temple n’est pas prévu pour accueillir un grand nombre de personnes en même temps, 80 personnes maximum. Aucune salle n’a une capacité de plus de 40 personnes. De ce fait, le volume du trafic est réduit et de nombreuses places de stationnement sont prévues en souterrain.
Un temple n’étant pas un lieu de culte dominical comme le sont les églises, aucun missionnaire ne lui est attaché. La paroisse de Versailles restera le lieu de réunion des membres de cette zone géographique. Il y a environ 300 missionnaires en France, soit 2 à 4 par département.
Situation actuelle
Après examen et avis favorable de toutes les administrations :
- Architectes des bâtiments de France – GRTgaz
- Accessibilité handicapés
- Sécurité incendie
- Service voirie de Versailles,
et conformément au respect des dispositions légales du Plan Local d’Urbanisme de la ville du Chesnay, le permis de construire, déposé le 5 août dernier, a été signé le 27 octobre 2011.
Les 26 et 27 décembre 2011, 4 recours gracieux ont été déposés, faisant état tous les quatre du même texte. L’un a été déposé par une association, les trois autres, par des personnes privées. M. le Maire, avec son service urbanisme, dispose depuis cette date de 2 mois pour examiner les remarques et confirmer ainsi, ou non, son arrêté. S’il le confirme, les dépositaires des recours ont 2 mois pour saisir ensuite le Tribunal administratif.
Il n’est possible pour un maire de retirer une autorisation de permis de construire que dans les 3 mois qui suivent la date de délivrance de ce permis et dans la mesure ou cette autorisation présente un caractère d’illégalité. Dans tous les cas, le bénéficiaire du permis de construire à la faculté d’attaquer toute décision d’annulation du permis de construire devant le tribunal.
Questions / Réponses
Pourquoi la ville n’a pas informé plus rapidement les Chesnaysiens de la possibilité d’implantation d’un temple mormon, boulevard St-Antoine ?
Parce que la ville n’a été informée officiellement qu’en mai dernier par la Foncière des Régions, après des mois de silence total.
A quelle date la ville a t-elle reçu les premières informations ?
La ville a été tenue informée en novembre 2009 qu’EDF, locataire, avait l’intention de quitter Le Chesnay. Voici ensuite le planning : Début 2010, la Foncière des Régions informe la ville qu’elle souhaite louer ou vendre. Un acquéreur se positionne. Il s’agit des Mormons. D’autres contacts ont lieu manifestant leur intérêt pour le projet (Inspection d’Académie, Conseil Général, promoteur), mais le propriétaire semble considérer que seule cette proposition soit solide.
En mai 2010, une réunion est organisée en mairie avec M. le maire, des élus et le service Urbanisme d’une part, des représentants des mormons, de la Foncière des Régions et du cabinet d’architectes d’autre part. Un premier projet est présenté. Les élus ne connaissant pas bien le sujet, M. le Maire demande à 3 élus de constituer un groupe de travail pour informer le conseil municipal lors d’une prochaine séance.
Le 7 juin 2010, en séance du conseil municipal, est remis à chacun des élus un dossier complet d’informations, composé de pièces techniques, de plans ainsi que d’une synthèse de l’étude effectuée par le groupe de travail.
Mai 2011, la Foncière des Régions reprend contact avec la ville pour présenter le projet définitif. Ils sont alors prêts à déposer un permis de construire. M. le Maire fait savoir qu’il n’est pas disposé à recevoir ce permis dans l’immédiat. Il souhaite tout d’abord réunir les riverains pour leur présenter.
Juin 2011, M. le maire décide d’inviter les premières personnes concernées - les riverains – à une réunion d’information et de concertation, le 9 juillet. Plus de 200 personnes assistent à la projection du projet et donnent leur avis dont, en premier lieu, les responsables des différentes copropriétés. A quelques exceptions près, l’ensemble de l’assistance donne un avis favorable, après avoir formulé quelques remarques pertinentes qui seront transmises à l’architecte directement par les copropriétaires.
Les remarques sont prises en compte.
Le maire aurait-il pu refuser de signer le permis de construire ?
Non. A partir du moment où :
- la ville avait l’assurance qu’il ne s’agissait pas d’une secte
- un projet est en tous points, conforme aux dispositions légales du Plan Local d’Urbanisme, un maire ne peut refuser de signer un Permis de Construire. S’il le faisait, ce refus serait un refus abusif, condamné par la loi. De plus, toutes les administrations (Architectes des bâtiments de France, GRTgaz, Accessibilité handicapés, Sécurité incendie, Service voirie de Versailles) ont donné un avis favorable à ce projet qui, en plus d’être conforme, est esthétiquement agréable.
Si ce projet avait nécessité une modification du PLU, le conseil municipal l’aurait-il effectuée ?
Non. Il est quasiment certain que le conseil municipal aurait refusé toute modification du PLU liée à ce projet, comme cela a été le cas à Villepreux où les Mormons avaient souhaité s’implanter il y a quelques années.
La ville aurait-elle pu exercer son droit de préemption ?
D’un point de vue purement technique, oui. Deux raisons essentielles font qu’elle n’a pas souhaité exercer ce droit. Les Domaines, organisme d’Etat, ont évalué le bien, à la demande de M. le Maire à 16,5 M €. Le propriétaire, lui, a établi son prix de vente à 20 M €. Une ville n’engage pas une telle somme par simple opportunité, sur un budget d’investissement de 11,6 M € (budget d’investissement 2011 de la ville du Chesnay), en pleine période de crise. Plus aucuns travaux d’équipements collectifs ne pourraient plus être réalisés et ce durant plusieurs années (l’école Guynemer par exemple).
Il faut être réaliste et responsable. Par ailleurs, préempter pour réaliser 17 000 m2 de logements sociaux ne correspond pas à la politique de la ville qui s’efforce d’intégrer systématiquement du social dans tout nouveau programme évitant ainsi le phénomène « ghetto » et cela fonctionne très bien. Ce projet n’était donc ni prévu, ni en rapport avec la capacité d’investissement de la ville du Chesnayni avec sa politique sociale.













Vr
18 h 02 min
15 février 2012
L’exposé de la mairie ne souffre d’aucune critique sur le plan juridique.
J’avais tenté de développer ces arguments de raison sas être trop entendu par les terroristes que vous laissez régner sur votre blog.
Monversailles, une décision courageuse, bloquez les commentaires pour éviter des furies type Escary, Cherboude et autres Philippe ou encore d’autres adeptes de tous poils qui s’amusent à entretenir très artificiellement un sujet qui ne peut être que source de polémiques aussi inutiles que conflictuelles.
Vous aviez su le faire pour des accidents de la circulation, sachez le faire sur ce sujet qui pollue votre blog !
Personne ne convaincra personne !
Cherboude
19 h 08 min
15 février 2012
Excellent : clair, précis, factuel et non polémique.
Elle n’éteindra pas tous les mouvements d’humeur des ultra-grincheux, mais cette démarche de communication transparente est utile et bienvenue.
Merci à Monversailles.com de ce relais.
Librement.
L.
MonVersailles
22 h 25 min
15 février 2012
@ Vr : vous avez raison, d’autant plus qu’on dérive vers le hors-sujet. Cela ne m’arrive pas souvent, mais je suis obligé de couper les commentaires, car une partie des 203 (!) commentaires postés commençait à polluer les commentaires des autres articles. Et puis, je pense que chacun a pu s’exprimer
Philippe
22 h 58 min
15 février 2012
Mais c’est quand même dommage que j’aie été « coupé » juste au moment où une personne intervenait pour me demander des renseignements sur l’Eglise. Fort heureusement, j’ai pu répondre à sa question et lui donner le site de l’Eglise juste avant la « coupure »
AUMONIER Bernard
15 h 04 min
16 février 2012
De toute évidence, pour le Maire du Chesnay, il n’y a pas de problème de fond et donc pas de nécessité de débat.
A ceux qui prétendent s’exprimer sur ce sujet et manifester leur désaccord il répond par la négation, la caricature et le dénigrement. Ses opposants sont des professionnels de la désinformation, ou « des personnes qui ne connaissent pas les éléments du dossier ».
L’idée que ceux qui s’opposent au projet mormon pourraient le faire légitimement et en toute conscience n’effleure pas un instant l’esprit du Maire du Chesnay.
Mais, cette réaction ne doit pas nous étonner.
Comme il le proclame dans le préambule de son éditorial, la seule ambition du Maire est de « répondre aux questions quotidiennes de ses administrés et de leur donner des moyens de vivre en harmonie ».
Praticien de la gouvernance technocratique, celle, précisément, qui a plongé la France et l’Europe dans la crise actuelle, il prétend générer une « vie en harmonie » au Chesnay en fournissant des moyens. Le Maire assure ainsi la félicité à ses administrés en dotant la ville d’équipements publics, en la fleurissant, en construisant une salle de spectacles somptueuse, et en organisant des cérémonies de vœux dispendieuses.
Il faut bien se rendre à l’évidence : le Maire ne revendique aucune vision pour Le Chesnay, et il ignore le principe de solidarité, seul vrai fondement de la « vie en harmonie ».
Et cette absence de hauteur de vue, effarante pour un Maire d’une ville de plus de 30000 habitants, transparait tout au long des arguments, le plus souvent fallacieux, qu’il développe pour défendre sa délivrance d’un permis de construire aux Mormons :
1/Les conseillers municipaux qui le souhaitaient pouvaient, dès juin 2010, proposer la préemption du terrain EDF et un projet alternatif.
• Pouvaient-ils vraiment le faire alors que le Maire proclamait haut et fort que la Ville n’avait pas les moyens de préempter et que, seul, un projet économiquement viable, porté par un promoteur s’engageant financièrement, était acceptable ?
• Le rejet sans discussion par le Maire des démarches entreprises, dès juin 2010, par plusieurs acteurs politiques, culturels et sociaux pour lui demander d’envisager une préemption en faveur d’un projet mixte comportant des logements sociaux n’était-il pas le signe que le Maire était déterminé, dès le départ, à dissuader toute velléité de remise en cause du projet mormon ?
2/La vente du terrain EDF aux Mormons « est un dossier de droit privé qui n’est pas de la compétence de la ville » (citation d’un tract de la dernière campagne cantonale du Maire du Chesnay) :
• En ligne avec son mode de gouvernance technocratique, le Maire évalue ce « dossier privé » en fonction des seuls avantages économiques et environnementaux pour la ville : il ne coûte rien à la ville et crée des espaces verts (à 300 mètres du parc de Versailles…).
• L’implantation de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, de culture totalement américaine, qui ne revendique aucun adepte au Chesnay et seulement 37000 dans la France entière, est complètement décalée par rapport au paysage culturel local.
• Alors que l’Etat demande à toutes les Communes de France de donner la priorité à la construction de logements, et que Le Chesnay accuse 7,5 points de retard par rapport à l’obligation légale de 20% de logements sociaux, le Maire autorise un projet qui comporte un logement de fonction et une petite résidence hôtelière.
• En décrétant le caractère privé du projet mormon, et en le traitant quasi clandestinement avec quelques uns de ses fidèles inconditionnels, le Maire tente d’en occulter les enjeux culturels et politiques ; en refusant le débat public, il révèle sa conception de l’exercice du pouvoir et bafoue les règles les plus élémentaires de la démocratie.
3/Le Maire répète à l’envi qu’il était contraint, de par la loi, de valider le permis de construire en faveur des Mormons :
• Mais le Maire proclame d’autre part que la loi SRU, donnant obligation aux villes de plus de 5000 habitants de disposer d’un parc de logements sociaux de 20% de l’ensemble des logements, est une loi scélérate qu’il se déclare libre de ne pas appliquer…
• Pour le Maire, la loi est donc contraignante quand elle s’applique aux (riches) mormons ; mais elle peut être bafouée quand elle concerne la Solidarité et le Renouvellement Urbain et qu’elle privilégie les personnes disposant des ressources les plus modestes…
4/Le Chesnay n’a pas besoin de logements sociaux supplémentaires :
• Le Maire proclame que, atteignant les objectifs de création de logements sociaux qui lui sont imposés par l’Etat depuis 2008, des efforts supplémentaires ne sont pas justifiés.
• Estimant la loi SRU inadaptée, le Maire du Chesnay se déclare libre vis à vis de l’obligation des 20% de logements sociaux ;
5/Utiliser le terrain EDF pour des logements sociaux serait de toute façon irréalisable car, pour bénéficier des subventions spécifiques indispensables à ce type de projet, il faudrait consacrer entièrement celui-ci aux logements sociaux, et donc construire une « barre » dont personne ne veut :
• L’Etat, comme toutes les associations qui promeuvent le logement social, ont abandonné depuis longtemps le concept de grands ensembles H.L.M., synonymes de ghettos, pour privilégier systématiquement la mixité. Le plan triennal imposé au Maire s’appelle d’ailleurs plan de …mixité !
• Dans cet esprit, les logements sociaux réclamés par les tenants d’un projet alternatif au projet mormon ne constituent qu’une part de celui-ci.
• Les subventions disponibles s’appliquent, sous condition de conformité avec des critères bien définis, à la part du projet comportant des logements sociaux.
Cherboude
18 h 24 min
17 février 2012
Vr = furie toi-même.
Ne portons pas de jugements sur les personnes, débattons des sujets.
Ceci a été fait, utilement, grâce à Monversailles.com.
Il n’y avait aucune place pour l’argument de légalité, nous l’avons développé.
Même si personne ne convaincra jamais personne, en effet, il était fort utile que d’autres raisonnements que ceux dictés par l’intérêt ou les peurs soient présentés.
C’est chose faite.
Pas furieusement, mais Librement.
L.
Cherboude
18 h 26 min
17 février 2012
Bernard Aumonier, bonjour.
Outre la critique personnelle du Maire, quelle est la synthèse et la conclusion de ce long développement détaillé ?
L.
Pascale ESCARY
15 h 55 min
18 février 2012
Le permis de construire du temple national mormon a été accordé par le maire du Chesnay Philippe Brillault dans le temps record de 82 jours et n’a fait l’objet d’aucune concertation et d’information de la population.
Contrairement à une église, un temple est le point de départ d’une expansion dans un pays. Les Mormons ont des déviances sectaires : allégeance à un prophète, dévotion aux dirigeants, discrimination dans les responsabilités, place de la femme réduite à néant, paiement d’une dîme (10% des revenus)
Nous estimons que :
- une implantation de cette nature et de cette ampleur modifierait définitivement notre ville et ses environs ;
- ce projet ne répond à aucun des besoins de la commune et de ses habitants ;
- l’avenir du 46 boulevard Saint-Antoine n’a pas fait l’objet d’une information appropriée.
Nous vous invitons à signer la petition en ligne qui demande une consultation publique des chesnaysiens en droit de voter sur la construction du temple http://t.co/DAYkM1p7
rejoignez nous sur Facebook : https://t.co/P4Ret2It
Twitter : https://twitter.com/avenir46
http://www.avenir46.fr
ddn
18 h 46 min
19 février 2012
Nous avons déjà trop de religions dans notre pays.Que les Mormons se cantonnent aux USA!!!
La Loi est la science ultime
19 h 36 min
19 février 2012
L’avis du juriste.
Le permis de construire est un acte administratif qui donne les moyens à l’administration de vérifier qu’un projet de construction respecte bien les règles d’urbanisme en vigueur.
Il est généralement exigé pour tous les travaux de grandes importances.
Le formulaire et le dossier qui l’accompagne doivent être envoyés par lettre recommandée avec avis de réception ou déposés à la mairie de la commune où est situé le terrain, en 4 exemplaires.
Le délai d’instruction est généralement de 2 mois pour une maison individuelle ou 3 mois dans les autres cas.
(source : http://www.service-public.fr)
En conclusion, 82 jours ne constituent pas un temps record
Cherboude
23 h 04 min
19 février 2012
Je ne suis pas Mormon, je ne soutiens pas le Maire du Chesnay et TOUT ce qui est dit ci-dessus est faux et/ou infondé.
Le Temple ne concerne pas QUE les Chesnaysiens.
Ces raccourcis et confiscations sont honteux.
La liberté est de réaliser ce que permet le droit.
Dans ce dossier, le droit est respecté, la liberté doit donc l’être également.
Mesurons bien les conséquences d’une autre ligne de conduite.
J’invite donc ceux qui souhaitent soutenir le droit et la liberté à s’opposer à ces pressions, en soutenant la pétition pour le respect de la liberté :
« Pour la liberté au 46 Boulevard Saint Antoine Le Chesnay… et ailleurs »
sur http://www.mesopinions.com
http://www.mesopinions.com/Pour-la-Liberte-au-46-boulevard-Saint-Antoine-Le-Chesnay—-et-ailleurs—petition-petitions-2356e5e8f3ea55ff88680b24d7d40342.html
Librement.
L.
La Loi est la science ultime
13 h 18 min
20 février 2012
Je suis bien d’accord avec vous et mon intervention va dans ce sens. Le délai d’instruction va de 2 à 3 mois et donc il est faux de dire que 82 jours constitue un « temps record ».
La loi, rien que la loi.
rouquin
12 h 56 min
13 mars 2012
Entre autres choses, les opposants au temple déplorent que le statut d’association cultuelle privera la commune de rentrées fiscales.
Cet argument est particulièrement hypocrite, quand on connaît les liens personnels qu’ils entretiennent avec la religion historique et majoritaire.
Les associations cultuelles ont précisément été inventées en 1905 pour permettre aux cultes qui perdaient le bénéfice du concordat de récupérer la propriété de leurs lieux de culte afin d’en assurer l’entretien. La religion dominante ayant véhémentement refusé ce statut, la propriété des églises a été transférée de l’État aux communes. Cela signifie que non seulement aucun impôt n’est perçu au titre de ces immeubles, mais qu’en outre leur entretien incombe au contribuable local.
Des « associations diocésaines » se sont constituées à partir des années 1920. Elles n’ont à leur charge que les quelques églises construites après 1905. En tant qu’associations cultuelles, elles bénéficient des mêmes exonérations fiscales que celles dénoncées par les opposants au temple.