Le projet de « refondation de l’école » passe par plusieurs volets et la question des rythmes scolaires en est une partie émergée, qui fait beaucoup parler d’elle, sans doute en raison de ses impacts sur le quotidien, des enfants, des parents, des enseignants, des collectivités, des professionnels du périscolaire, du monde associatif culturel, sportif, … à Versailles comme partout ailleurs.

A priori, sur le papier, on devrait tout autant (voir plus peut-être ?) s’intéresser au contenu de ce projet ambitieux de « refondation », qui devrait donc revenir sur quelques fondamentaux : école et société, école et laïcité, instruction vs éducation… qui pose en débat l’idée que peut-être dès la maternelle et en élémentaire, il faudrait effectuer quelques changements si le niveau scolaire est de moins en moins bon en 6ème.

Mais on ne fera pas de philo aujourd’hui… non, ici on fait déjà les comptes.

Etonnamment, il semblerait qu’à Versailles dans certains conseils d’écoles publiques, la petite musique jouée ces dernières semaines, aurait porté uniquement sur la hausse d’impôts locaux ou des prestations à laquelle il faudrait s’attendre avec l’école le mercredi.

Décevant, vous dites ?

Je trouverai cela encore plus décevant s’il s’avérait que cette musique soit jouée par des élus (cela est-il possible ou s’agit-il seulement d’une rumeur qui enfle ?), car ces derniers auraient certainement à coeur de rappeler aussi quelques fondamentaux :

– On ne fait pas de politique partisane au sein des conseils d’école

– Si des élus commencent à affecter en public des potentielles/futures dépenses, et à signaler qu’elles seront la raison d’une hausse d’impôt ou des prestations, cela s’apparente à des choix de politique locale (un programme ?), ce qui est donc très très discutable.

Et chacun peut alors digresser, s’interroger sur les choix d’investissement, des dépenses locales sur la base de ce qui traverse l’esprit… Par exemple, on pourrait dire tout et n’importe quoi, se laisser aller au gré de ses centres d’intérêts pour critiquer les choix et leur imputer la hausse des impôts locaux : le fleurissement annuel de l’avenue de Paris, les 200 000 euros de la rénovation de la chapelle du lycée Hoche … visitable 2 fois l’an pour le contribuable…

Soyons fous : On pourrait aussi imaginer que la vente d’un bien municipal comme un immeuble en coeur de ville, impasse Wapler prochainement, va rapporter suffisamment d’argent à la mairie pour couvrir la hausse hypothétique du « mercredi à l’école » ? Non, un-e élu-e ne pourrait pas dire cela puisque les collectivités ne peuvent pas affecter les recettes à un poste en particulier… Dommage, non ?

Bref, cela serait vraiment déprimant que ces questions liées à l’école ne soient abordées par le seul prisme du « combien ça coûte », que l’on commence à faire de la politique partisane à Versailles à un an et demi des prochaines élections

Y’ a-t-il ici quelqu’un pour s’intéresser au sujet dans sa globalité ?

Fée-Dezécolles