uvsq logoUn des plus beaux fleurons de l’université française risque de fermer en février prochain, faute… d’argent.

Championne de recrutement d’étudiants, n°1 des licences en France, détentrice de plusieurs records mondiaux scientifiques, la fac de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines connait de gros soucis de trésorerie actuellement, avec une dette de 5 M€ et est à l’origine d’une forte tension entre son président et la ministre de l’Enseignement supérieure, Geneviève Fioraso.

Rappel des faits : la Cour des comptes avait fait état dans son rapport de  « déclarations de recettes insincères » dans le budget 2014. Mais étudiants, enseignants-chercheurs et syndicats crient leurs désaccords en déclarant que « ce budget prévisionnel n’intégrait que les recettes certaines et les dépenses incompressibles. Il était donc sincère mais en déficit de 5,2 millions d’euros« .

L’établissement est donc en quasi cessation de paiement et ne paie plus ses fournisseurs. Aussi quand le ministère promet 4 millions d’euros sous forme de prêt remboursable, mais n’en livre finalement que 800 000, c’est la douche froide pour tout le monde.

« Il nous manque 5 millions d’euros pour équilibrer notre budget, on fait comment ? s’interroge-t-on dans l’entourage de Jean-Luc Vayssière. Nous sommes aujourd’hui dans l’impossibilité de fonctionner. Et si le recteur prend la main et qu’il présente un budget à l’équilibre, la prestation ne sera pas la même pour les étudiants. »

En gros, si l’Etat ne fait pas un effort en matière de dotations et aussi d’emplois, l’hypothèse d’une fermeture en février après les examens n’est pas à exclure. Un nouveau conseil d’administration devrait se tenir dans les quinze premiers jours de janvier.

25 élus de droite, dont les députés UMP Valérie Pécresse et Henri Guaino, ont écrit à la mnistre pour demander « un examen attentif » de la situation de l’UVSQ et un soutien exceptionnel de l’État« .

La fac va t-elle appliquer la méthode Anne Fraïsse, présidente de Montpellier 3, qui avait engagé un bras de fer avec le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche en menaçant de fermer l’antenne universitaire de Béziers si elle n’obtenait pas une aide ?

Enfin, dernière question : vaut-il mieux effacer la dette de 4 M€ du quotidien l’Humanité ou aider l’un des fleurons de l’enseignement supérieur ?

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