Le saviez-vous ? Le roi Louis-Philippe, à l’origine du fameux « A toutes les gloires de la France » sur les frontons du château de Versailles, a inauguré son musée d’Histoire de France en grandes pompes. En très très grandes pompes.

Installé avec sa famille au Grand Trianon dès le lancement du projet en 1833, le roi fit plus de 400 visites sur le chantier jusqu’à son inauguration le 10 juin 1837. Manifestement, il y tenait.

Je vous passe la liste des travaux, gigantesques et coûteux (20 millions), menés par l’architecte Nepveu : destruction des appartements de l’aile du Midi, création de la galerie des batailles, commande de 33 tableaux monumentaux auprès des plus grands artistes de l’époque, etc. Merci le contribuable (la cassette du roi étant alimentée par l’impôt).

Mais c’est le banquet du 10 juin qui a marqué/choqué les esprits et les journaux : 1 800 convives (dont Balzac vêtu en marquis, Hugo en uniforme de la Garde Nationale, Michelet, Talleyrand, Dumas et Delacroix) se sont partagés un banquet plus que royal, servis par 400 valets : 4000 poulets, 400 faisans, 200 coqs de bruyères, 500 gélinottes et 8 000 bouteilles de vin. Les serres n’ayant pu subvenir au service, fruits, légumes et fleurs furent commandés aux quatre coins de la France. L’histoire ne dit s’ils ont fini leur assiette. Mais re-merci le contribuable !

inauguration musée versailles louis philippe 1837