L’établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles a récemment acquis plusieurs œuvres importantes venant enrichir ses collections :

– Portrait de Marie-Thérèse de Savoie, comtesse d’Artois (1756-1805) par François-Hubert Drouais (1727-1775)

– Portrait de Madame Louise (1737-1787), École française du XVIIIe siècle

Almanach Royal pour l’année 1752, Paris

Portrait de Marie-Therese de Savoie, comtesse d’Artois (1756-1805)

par François-Hubert Drouais (1727-1775)
Vers 1775
Huile sur toile, H. 0,98 ; l. 0,79 m

Ce portrait a été acquis par préemption lors de la vente aux enchères organisée chez Sotheby’s à Paris le 11 février 2015, dans le cadre de la dispersion des collections du château du Réveillon Bourgogne), propriété des ducs de Mortemart.

Cette acquisition permet d’enrichir de façon significative la collection des peintures du XVIIIe siècle du château de Versailles. Il complète en effet la suite de portraits de la famille royale peints par l’artiste après sa nomination comme Premier peintre du comte de Provence en 1771 : le Comte de Provence, la Comtesse de Provence, Madame Clotilde, Louis XV, le Comte de Clermont.

Le Château possédait déjà un portrait de la comtesse peint par Gautier-Dagoty, un autre réalisé par Leclercq, ainsi qu’un pastel de Boze la représentant vers 1785. Toutefois, aucune n’est de la qualité de cette œuvre de Drouais.

Cette représentation officielle de la comtesse d’Artois, fille de Victor-Amédée III de Sardaigne, a été réalisée peu de temps après son mariage à Versailles le 15 novembre 1773 avec Charles-Philippe, comte d’Artois.

portrait marie-therese de savoie acquisition chateau versailles

Portrait de Madame Louise (1737-1787)

École française du XVIIIe siècle
Vers 1765
Huile sur toile, . H. 0,87 ; L.1,14 m

Lors de la vente aux enchères organisée à Versailles, chez Me Eric Pillon, le 8 février 2015, le château de Versailles a acquis ce Portrait de Madame Louise, fille de Louis XV. La princesse y est représentée en habit de cour, avant son entrée au Carmel en 1770.

Ce type de portrait d’une princesse royale sur le mode allégorique enrichit la collection versaillaise d’une iconographie rare dans les collections nationales.

portrait madame louise acquisition chateau versailles

Almanach royal pour l’annee 1752

Paris, Le Breton,
1752
In-8 (204 x 125 mm)

Un Almanach Royal de 1752, au chiffre de « Louis le Bien-Aimé », qui allie luxe du décor, provenance prestigieuse et extrême rareté a été acquis en décembre 2014 au cours d’une vente publique chez Sotheby’s en décembre 2014.

Au XVIIe siècle, un almanach royal est un calendrier gravé, en planche, de grand format, illustré de scènes de l’actualité politique et militaire, et destiné à diffuser la grandeur et la puissance du Roi et de la monarchie. Mais au XVIIIe et également un véritable annuaire de l’administration du royaume recensant non seulement les membres des maisons royales et princières, mais aussi toutes les institutions, les ministères, les parlements, le clergé, les ambassadeurs, les banquiers … Les almanachs royaux firent l’objet d’un véritablement engouement de la clientèle aristocratique, et particulièrement de la cour, comme présents d’étrennes.

Celui qui vient d’être acquis porte une reliure mosaïquée particulièrement spectaculaire ; cette technique alliant des cuirs de différentes couleurs, agrémentés parfois de miniature, est un véritable tour de force, qu’on peut attribuer à Pierre-Paul Dubuisson, relieur du Roi à la mort d’Antoine-Michel Pasdeloup en 1758. Les écoinçons peints portent les attributs royaux, tandis que les plats sont ornés de deux médaillons peints, l’un aux armes de France, l’autre au chiffre LBA pour « Louis le Bien-Aimé ».

Ces reliures somptueuses transformaient un livre ordinaire en livre-objet, présent offert par la famille royale. C’est donc un objet précieux, témoignage des pratiques de la cour, plus qu’un simple Almanach, qui entre aujourd’hui dans les collections du château.

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