fruits de la hograHassna Aalouach-Belkanichi, journaliste reporter française et Versaillaise, vient de publier chez l’Harmattan son premier roman inspiré de la vie de Mohamed Bouazizi le héros de la révolution arabe. Les fruits de la Hogra est le titre d’un roman témoignage poignant et passionnant.

Les fruits de la Hogra*, roman inspiré de la vie de Mohamed Bouazizi et préfacé par Salem Bouazizi est disponible aux éditions de l’Harmattan.

A travers ce roman plein d’humanisme et de tendresse, elle plonge le lecteur au coeur de la fougue et des désirs de Liberté de la jeune génération de la révolution arabe. Loin de la traditionnelle approche politique, la journaliste nous offre ici une vision plus nuancée et colorée en suivant le quotidien de Yassin, Sana et Touria qui nous entraînent dans leur difficile combat pour la Liberté. Un combat teinté de douceur, d’amour et de solidarité mais aussi malmené par la violente répression du gouvernement.

Plus qu’un simple roman, la préface du livre Les Fruits de la Hogra est signée par Salem Bouazizi, ainsi Hassna Aalouach-Belkanichi a voulu ainsi doter d’un aspect solidaire son ouvrage en reversant une partie de ses droits d’auteur à la jeunesse tunisienne pour lutter contre la Hogra et la corruption dans l’éducation. Ces projets solidaires seront co-gérés par Salem Bouazizi à Sidi Bouzid, berceau de la révolution arabe.

Resume du livre

Mohamed n’a que vingt six-ans et sa vie est déjà un dur combat : chaque matin il doit pousser sa lourde carossa chargée de fruits jusqu’au marché pour nourrir sa famille. Une fois de plus ce jour-là, les autorités corrompues lui confisquent tout son stock pour recevoir des dessous de table. Mais ce 17 décembre 2010, le jeune Tunisien déjà endetté et acculé à la misère refuse d’accepter cette fatalité : il se révolte. Un défi qui lui coûtera cher : on lui brise sa charrette et il se fait tabasser. Le désespoir et l’humiliation le pousse au pire : il s’immole par le feu. Yassin, jeune diplômé au chômage assiste impuissant à la scène. Aidé par d’autres jeunes, il décide d’agir et de manifester pour la Huria : la liberté.

C’est alors toute la jeunesse de Sidi Bouzid qui voit en lui le symbole de leur mal-être et du mépris de leur gouvernement : la Hogra. Chômage, injustice et interdits sociaux sont le quotidien de bon nombre de ceux qu’on appelle la génération Internet. Dans sa lourde quête de liberté, Yassin tombe fou amoureux de la belle Sana mais sans ressources et en pleine révolution comment vivre cet amour secret ? Touria, la mère de Mohamed comprend qu’elle doit aussi jouer un rôle. Elle mobilise un groupe de mères au foyer et organise la révolte de sa cuisine. Peu à peu, le combat pour la liberté devient celui de tout un peuple…

* La Hogra ? Il s’agit du mépris, de l’arbitraire et l’injustice avec lesquelles les autorités des pays arabes traitent la jeunesse et la population pauvre. La Hogra est devenu l’un des mots symbole de la lutte pour la Liberté lors de la révolution arabe.