La 3ème circonscription des Yvelines ne comprend pas Versailles mais elle est intéressante car non seulement elle englobe plusieurs villes, actuelles ou futures, de Versailles Grand Parc, mais aussi et surtout parce qu’elle est très convoitée (c’est-à-dire imprenable par la gauche). Voici ci-dessous l’interview d’un candidat déclaré, Bernard Hagège.

bernard hagège législatives ump yvelinesQui êtes-vous, Bernard Hagège ?

Je suis ingénieur de formation, j’ai créé mon entreprise dans les Yvelines il y a plus de vingt ans, dans le domaine du transfert de technologies. J’occupe également plusieurs postes à responsabilité dans l’univers professionnel et universitaire, notamment au MEDEF, puisque j’ai été pendant sept ans président du Medef des Yvelines. Toutes ces expériences m’ont permis d’acquérir des compétences transversales et une vision assez globale de notre système économique et de notre modèle de société.

Pourquoi serez-vous candidat aux élections législatives ?

Je serai candidat ni par esprit de carrière, encore moins par opportunisme électoral, mais tout simplement par conviction ! Aujourd’hui, la seule ambition qui m’anime, c’est d’être utile à une plus large échelle, à un moment où le recours à de gens de terrain, qui savent de quoi ils parlent car ils le vivent au quotidien, me semble plus pertinent qu’à des technocrates ou des apparatchiks enfermés dans leur tour d’ivoire et déconnectés des réalités concrètes. J’ai le sentiment que les gens veulent des élus qui soient consacrés à 100 % à leur mandat, ce qui suppose de ne pas cumuler plusieurs mandats électifs à la fois.

Vous irez sous quelle étiquette ?

Je suis membre de l’UMP et je n’ai jamais caché mon soutien à l’action menée par le Président de la République depuis le début du quinquennat. Plusieurs réformes indispensables et courageuses ont été engagées, qui porteront bientôt leurs fruits, mais malheureusement la crise et ses conséquences occultent pour partie les succès obtenus. Pour la présidentielle, je voterai sans hésitation en faveur de Nicolas Sarkozy car c’est le seul candidat en lice qui a un cap cohérent et une vision claire pour l’avenir.

Pour autant, je n’ai pas souhaité briguer l’investiture de l’UMP car j’ai bien l’intention de conserver une totale liberté de parole pendant la campagne. Je suis un candidat issu de la société civile, je viens du monde de l’entreprise, non du sérail politique. Je considère qu’en cette période de crise et de défiance accrue à l’égard des gouvernants, cette absence de filiation serait plutôt un atout qu’un handicap.

Vous aurez un candidat UMP en face de vous ?

Je ne sais pas car à ce jour l’UMP n’a encore désignée aucun candidat officiel. Si c’est le cas, ce sera l’occasion de promouvoir deux fois plus le bilan et de valoriser deux fois mieux le projet du Président de la République ! J’ai beaucoup de respect et d’estime pour les militants et les sympathisants de l’UMP, qui font un travail remarquable sur le terrain, avec beaucoup d’énergie et de détermination. Je veux leur dire que nous sommes dans le même camp, que nous partageons le même objectif et que je ne me tromperai pas d’adversaire le moment venu.

Quelles seront vos priorités si vous êtes élu ?

Il y en aura quatre principales. La première concernera l’emploi car c’est une préoccupation essentielle pour beaucoup de nos concitoyens. L’allègement des charges qui pèsent sur les entreprises, une meilleure formation professionnelle pour les moins qualifiés, un suivi plus personnalisé des demandeurs d’emploi, ce qui suppose des moyens renforcés pour Pôle emploi, un recours accru au chômage partiel en cas de ralentissement de l’activité, voilà quelques pistes qu’il faudra approfondir à l’avenir pour enrayer cette spirale négative.

Ma deuxième priorité sera de faire reculer l’économie financière, celle des marchés boursiers et de la spéculation, au profit de l’économie réelle, celle des PME et des PMI, celle des artisans et des commerçants : ce sont ceux qui font le tissu local et national de l’emploi, ce sont eux qui dynamisent et font vivre nos territoires.

Ma troisième priorité concernera le redressement des finances publiques. Depuis 1974, aucun budget de l’Etat n’a été voté à l’équilibre : nous vivons donc à crédit depuis près de quatre décennies, et cette situation n’est plus tenable ! L’Etat devra se montrer exemplaire, de même que les collectivités territoriales.

Enfin, je consacrerai ma dernière priorité à préserver les acquis de notre politique familiale. Nous avons la chance d’avoir un système qui marche très bien, et ce n’est pas un hasard si la France a l’un des taux de natalité les plus élevés d’Europe, tout en ayant un taux d’activité féminine très au-dessus de la moyenne européenne. Dans ce domaine, beaucoup de pays nous envient, à commencer par l’Allemagne.