Au lendemain des attaques djihadistes, François Hollande a annoncé qu’il allait s’adresser au Parlement réuni en congrès (Assemblée nationale et Sénat) à Versailles, lundi. L’adjoint au maire, chargé de la sécurité, Thierry Voitelier, a annoncé l‘interdiction de stationnement dans tout le périmètre, à partir de 6h du matin place d’Armes et dans les rues Gambetta, de l’Indépendance américaine, Pierre de Nolhac, Saint-Julien, Rockfeller, des Récollets.

Le chef de l’État en a appelé à l’unité nationale et a déclaré : « Dans cette période si douloureuse, si grave, si décisive pour notre pays, j’en appelle à l’unité, au rassemblement, au sang-froid. Et je m’adresserai au Parlement réuni en Congrès à Versailles lundi pour rassembler la Nation dans cette épreuve. La France est forte et même si elle peut être blessée, elle se lève toujours et rien ne pourra l’atteindre même si le chagrin nous assaille. La France, elle est solide, elle est active. La France, elle est vaillante et elle triomphera de la barbarie.« 

Depuis la réforme constitutionnelle de 2008, le président de la République peut convoquer le Congrès pour s’exprimer devant les parlementaires. Lundi, ce sera la troisième fois seulement dans l’histoire de la République française qu’un président s’exprime ainsi devant les représentants de la Nation. La dernière fois, c’était en juin 2009 : à mi-mandat, Nicolas Sarkozy s’était exprimé sur la crise financière. Avant lui, seul Charles-Louis Napoléon Bonaparte, en 1848, s’était exprimé devant le Parlement.

Un deuil national de trois jours a également été décrété, mesure extrêmement rare (6è de la V République).

Une minute de silence sera observée lundi à 12h dans tous les établissements publics.

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