cinema-versailles-cyranoEst-ce le début de la fin ? L’exploitant des salles de cinéma de Parly 2, Jean-François Edeline, a décidé de mettre un terme à l’activité cinématographique aux cinq salles situées au sein du centre commercial du Chesnay. La raison ? Des loyers trop chers, selon lui.

Comment en est-on arrivés là ? La situation pourrait paraître paradoxale quand on sait que le centre commercial draine des millions de visiteurs chaque année.

Selon moi, les raisons sont les mêmes depuis des années, et touchent également mais dans une moindre mesure, les deux autres cinémas de Versailles.

Le cinéma de Parly 2 est obsolète, peu accueillant, vieillot et surtout pas du tout accessible. Il semble ne pas avoir évolué depuis sa naissance, dans les années 70.

Quant au Roxane, son entrée ressemble à un sanatorium de RDA. Seul le Cyrano a un semblant de modernité, mais il n’est que façade : pas d’accessibilité, pas de normes audio-vidéo numériques. Pas de resto, pas de bar. Même le petit ciné de Vaucresson a un restaurant !

Les spectateurs préfèrent se rabattre sur Saint-Quentin, Vélizy, Boulogne ou La Défense, où le 7e art vit dans un autre monde.

La ville de Versailles n’a pas aidé non plus : le projet des Chantiers, qui comportait un multiplexe, a été abandonné ; et le maire n’a pas soutenu Edeline dans son idée de vendre des billets couplés à des places de parkings à Notre-Dame.

Oui, l’avenir des cinémas versaillais n’est pas rose.