A ceux qui s’opposeraient par des valeurs ou des principes à l’évolution de notre société et aux droits de ces citoyens, un rappel des principes fondamentaux de la République française ne fera pas de mal, et fera du bien certainement aux autres.

En toutes lettres sur nos mairies et fortiori celle de Versailles : « liberté, égalité, fraternité » est la devise qui traduit dans notre Constitution (pour ceux qui l’oublierait Versailles est la capitale constitutionnelle de la France) que « la France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale »

Par conséquent, la laïcité ainsi proclamée ne donne pas de statut privilégié à une croyance religieuse ou une autre , notamment à toutes celles qui voudraient opposer ses valeurs à celle de la République. Pour ce qui est du caractère social, il affirme le principe d’égalité (nous naissons tous libres et égaux en droit). Ce principe est un de ceux dont la marge de progrès n’a cessé d’évoluer au fil des années, des siècles. Tout comme celui de la démocratie : à l’époque de la Constitution, nous en étions encore au suffrage censitaire qui a perduré jusqu’en 1848 (- censitaire = avoir les capacités intellectuelles et économiques suffisantes pour voter ( !) – quant au droit de vote des femmes, un siècle supplémentaire a été nécessaire.

Par les pouvoirs qui me sont conférés…

Par essence, il se trouve que le maire d’une ville, en est le premier magistrat. Il doit appliquer et faire appliquer la loi. La loi pour tous. Imaginons un seul instant qu’un maire sous prétexte d’une clause de conscience refuse le droit de vote aux femmes de sa cité : il se trouverait simplement hors la loi. On n’imagine pas non plus qu’un juge décide d’appliquer la peine de mort, alors que celle-ci est abolie, pour être en accord avec sa conscience. Non. Un magistrat ne peut aller à contre courant de la loi qu’il doit appliquer et faire appliquer. S’il est en désaccord profond, sa conscience lui signifie de quitter le navire.

Tout fout le camp ?

L’évolution de notre société ne permet plus mettre en reflet la représentation d’un certain modèle familial – un père, une mère et enfant(s) – avec la réalité. Ce modèle, même s’il est plaisant, n’est pas celui d’une réalité sociétale. Il existe d’autres formes de vie de famille, la famille monoparentale en est une : plus de 2,8 millions d’enfants de moins de 25 ans vivent dans un foyer monoparental.

Et la biologie dans tout ça ?

A ceux qui oseraient imaginer que si biologiquement deux hommes ou deux femmes ne peuvent procréer ils ne devraient pas avoir le droit de se marier on peut rappeler que dans notre société : pour ceux et celles qui ne peuvent procréer, le mariage est tout de même possible et s ils souhaitent fonder une famille : l’adoption existe. L’argument biologique tombe pour l adoption et pour le mariage. Mariage et adoption sont donc bien deux sujets différents pour les individus quelle que soit leur orientation sexuelle.

Fée-licité