Triste et exceptionnel film : la dernière exécution publique en France, à Versailles, à la prison Saint-Pierre (actuellement le Palais de Justice). C’était un 17 juin.

A 4h30 du matin, une foule de Versaillais et de Parisiens s’était pressée, impatiente d’assister au spectacle, la mise à mort de l’allemand Eugène Weidman. Les journalistes, malgré la police, ont pu trouver des places imprenables dans les arbres ou les immeubles.

Mais tout prend du retard et le condamné attend, après caressé ses chats et lu « L’Imitation de Jésus-Christ ». C’est que Henri Desfourneaux, l’exécuteur en chef, s’est disputé avec le procureur de Versailles au sujet de l’heure de la mise à mort, ils ne sont pas d’accord entre l’heure légale et l’heure solaire !

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A 4h32, la lame de 7 kg s’abat sur le condamné, la tête tombe et roule, on ramasse le tout et hop, dans la boîte. Le champagne coule, les spectateurs montrent leur joie.

Devant ce spectacle macabre, le président du Conseil Édouard Daladier fera interdire les exécutions capitales en public.

Il faut dire que la procès de Weidman avait fortement médiatisé. Serial killer de ces dames, par strangulation de préférence, il avait un tel charme que même en prison, il recevait des montagnes de lettres d’amour, des fleurs et même des chats ! Les groupies s’amassaient chaque matin devant la prison. Même son avocate, Renée Jardin, succomba à son tour à son charme…