Si le château n’existait pas, à Versailles, on retiendrait Saint-Louis (et Notre-Dame). En effet, la cathédrale est un monument majeur du 18è et rassemble des oeuvres de très grands artistes. Un livre vient de sortir aux Editions Somogy que je conseille vivement aux amoureux du monument.
Premier grand chantier royal du règne de Louis XV, la Cathédrale Saint-Louis de Versailles constitue une des réalisations majeures de l’architecture religieuse du XVIIIe siècle français. Bâtie de 1742 à 1754 par Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, dernier des Mansart et grand maître de l’architecture rocaille, décorée par Louis- François Trouard, un des premiers architectes néo-classiques du XVIIIe siècle, l’édifice a rassemblé les meilleurs artistes du moment : Boucher, Restout et Van Loo pour la peinture, Pineau et Pajou pour la sculpture.
Transformée en temple de l’Abondance après la Révolution, puis devenue cathédrale en 1802, l’église renaquit progressivement de ses cendres au XIXe siècle sous l’action de Louis XVIII puis celle des evêques successifs. L’ouvrage entend redonner à ce bâtiment, souvent négligé par les historiens d’art, toute la place qu’il mérite dans la création religieuse et évoque un thème quelque peu délaissé : l’art religieux à l’époque rocaille.
La cathédrale Saint-Louis de Versailles
Un grand chantier royal du règne de Louis XV
Ouvrage de Philippe Cachau et Xavier Salmon
ISBN 9782757202609
Broché : 45 €
24,6 x 28 cm / 256 pages / 160 illustrations














nj
14 h 04 min
22 décembre 2009
Certains se souviennent peut être encore de la période de ravalement de la cathédrale fin des années 80.
Il suffisait d’un peu d’escalade pour grimper dans l’échafaudage installé sur le parvis de la cathédrale pour accéder aux toitures de côté puis aux escaliers à l’intérieur des piliers.
On pouvait accéder ainsi à la charpente de la cathédrale qui mérite le détour …. à condition de pouvoir y retourner.
Faire sonner la cloche au sommet de la cathédrale sur le coup de 3 heures du matin reste un grand moment de ma vie de potache de l’époque.
Et le plus drôle, en sortant, était d’avoir vu des gens sortir en tenue de soirée d’un rallye versaillais prétendant escalader l’échafaudage en smoking et chaussures à talon aiguille pour ces dames.