Un habitant de la résidence Richard Mique m’a envoyé cet article, excédé de nouveau par l’état de saleté.

En1974, année de mon arrivée à Richard Mique, j’imprime, dans l’entreprise dans laquelle je travaille, mes nouvelles cartes de visite. C’est avec un sentiment de fierté que je fais figurer dans l’adresse : « Résidence Richard Mique ».

« RESIDENCE », le mot n’est pas usurpé ! En effet, le gardien de l’époque veille avec une autorité bienveillante au bon fonctionnement et au respect de cet ensemble de logements sociaux. Et il est écouté, entendu et respecté.

Les déchets sont évacués grâce aux vide-ordures installés dans chaque logement et les poubelles sont gérées par le gardien. Les « emcombrants », moins nombreux qu’aujourd’hui, sont stockés dans les parties communes durant quelques jours, puis sont sortis le jour du ramassage, souvent sous le contrôle du gardien.

Avec ses bâtiments en « pierre de taille », ses belles pelouses, son entretien, la résidence H.L.M. n’a pas grand chose à envier aux résidences privées qui l’entourent.

Avec l’enfouissement des cuves à l’extérieur : l’une pour les cartons, bouteilles plastiques, etc… et l’autre pour les sacs poubelles contenant les ordures ménagères, les choses ont changé.

Malgré les différends rappels à l’ordre affichés dans les entrées d’immeuble, l’incivilité d’un nombre croissant de locataires, (seuls responsables de leurs comportements), ajoutée à une mauvaises gestion de l’évacuation des contenus des cuves de déchets, donne une image désastreuse de la cité. C’est chaque jour de la semaine que des encombrants de toutes sortes sont déposés aux quatre coins de la cité. Quand aux ordures ménagères, de plus en plus de sacs sont jetés au sol, par le manque de courage de soulever le couvercle et par manque d’éducation.

Quand la cuve est pleine ou bouchée, comme ce week end (depuis samedi matin 21 juin), le spectacle et la puanteur, sous le soleil et la chaleur, font plus penser à une décharge à ciel ouvert qu’à une RESIDENCE qui n’a plus lieu de porter ce nom, que j’ai d’ailleurs ôté de mes cartes de visite.

(photos Rues des Frères Marsy et François Lemoyne, prises lundi 23 juin fin d’après-midi).

poubelles richard mique versailles poubelles-richard-mique-versailles-juin2014-1 poubelles-richard-mique-versailles-juin2014-2