Mieux vaut tard que jamais, vous me direz. La ville de Versailles présente du 30 avril au 11 juillet 2010 la première grande exposition d’urbanisme révélant les grands axes de son développement urbain. Films, documents d’archives, dessins d’architectes, maquettes d’étude ou perspectives présenteront l’ensemble des projets d’aménagements et de réhabilitation de la Ville sous la forme d’une promenade abordant 7 grands thèmes.
Cette exposition inédite doit permettre aux Versaillais et à tous ceux qui s’intéressent aux grands projets d’architecture de découvrir une projection du Versailles de demain. C’est une bonne nouvelle pour les Versaillais pour deux raisons.
D’une part, parce que la municipalité actuelle poursuit et termine des projets de l’équipe précédente (logique car François de Mazières les avait tous votés sous la mandature précédente) : gymnase Richard Mique, passage Coubertin (reliant l’avenue de Paris et la Montbauron), la transformation du pôle des Chantiers (même si le maire a opté pour un autre projet), les 77 logements étudiants de la rue de l’Indépendance américaine et la fameuse ceinture verte.
D’autre part, parce que la mairie s’engage officiellement sur d’autres projets (Richaud, école maternelle Antoine Richard, gymnase La Source, nouveau jardin public à Porchefontaine, place Hoche).
Plus grand secteur sauvegardé de France la Ville de Versailles doit aujourd’hui s’adapter aux nouveaux enjeux sociétaux, économiques et environnementaux. Bâtir de nouvelles infrastructures qui répondent aux normes esthétiques et écologiques actuelles tout en préservant la richesse du patrimoine architectural existant.
Organisée par les services de la Ville, cette exposition inédite a pour objet de présenter la stratégie urbaine dans une Ville où l’histoire occupe une place dominante.
Accessible à tous et didactique, elle permet d’offrir une préfiguration réaliste du Versailles de demain. Elle doit notamment contribuer à une meilleure compréhension des nécessités de l’évolution de la Cité Royale et des subtilités qui s’y adjoignent.
Sept grands axes seront mis en avant : Versailles, ville d’histoire; Versailles, ville-jardin; porosité urbaine (ne me demandez pas ce que veut dire cette expression qu’on dirait sortie tout droit d’un cerveau d’un énarque); esthétique urbaine ; patrimoine ancien revisité ; équipements publics et prospectives.
Un éclairage tout particulier sera donné sur la nouvelle garde d’architectes issues des NAJAP – Jeunes architectes Paysagistes, qui figurent dans la liste de ceux qui redessinent de nouvelles lignes aux projets architecturaux de Versailles.
Cette exposition met aussi l’accent sur les « aménagements » urbains, moins visibles mais tout aussi essentiels, dont le rôle est d’assurer la perméabilité et la porosité urbaine de la Ville. Il est en effet nécessaire de favoriser les échanges de flux et de désenclaver certains quartiers pour permettre une meilleure circulation des habitants à l’intérieur de la Ville. Cette circulation, indispensable respiration qui rend la Cité plus vivante encore, devient vecteur essentiel de développement économique.
Enfin, les grands projets d’urbanisme se conjuguent avec la valorisation de l’habillage de certaines rues (expositions d’art mural photographique, trompes-l’oeil…) pour faire de Versailles une ville qui met la culture à la portée de tous. Ces dispositifs artistiques qui s’intègrent parfaitement aux éléments d’urbanisme animent désormais les parcours quotidiens des promeneurs.
Tous ces projets seront symboliquement exposés dans le musée Lambinet avant sa fermeture estivale pour travaux de rénovation.
Informations pratiques :
Musée Lambinet
54, boulevard de la Reine
Horaires d’ouverture :
Lundi, mardi, jeudi, samedi et dimanche 14h-18h
mercredi 13h-18h vendredi 14h-17h
Entrée libre
Renseignements au 01 39 50 30 32 au sur www.versailles.fr














boisroux-jay
23 h 33 min
30 avril 2010
Eh bien « oui » pour la porosité urbaine enarchique .. bonne et jolie idée…
Mais il y a porosité et porosité.Il faudrait aussi permettre la porosité des déplacements pour atteindre ces « pores architecturaux » créés ou recréés.
Plus simple:pouvoir arriver facilement aux endroits en question.
bref, « désenclaver » les cheminements dans Versailles, car on est en butte à des obstacles quand on veut s’y déplacer et que ce n’est plus un plaisir comme il n’y a pas si longtemps, quand on pouvait y flaner vraiment .
Aujourd’hui, les camions nous assomment(bouchons nos oreilles poreuses) et nous frolent sur certains tres beaux axes( à Saint louis,pauvres façades de la rue de l’orangerie, pores fissurées a boucher)
Les bouchons de circulation nous étouffent en voiture sur l’axe Nord-Sud de Versailles, meme si on grapille en passant un coup d’oeil sur le Chateau aux carrefours(très bonne porosité latérale, mauvaise porosité frontale))
A pied parfois aussi on est soumis a de multiples dangers, a des endroits ou la porosité urbaine est totale car on est sans aucune protection : feux mal réglés, carrefours mal aménagées
Exemple :pour atteindre la future entrée du jardin des récollets, il faudra continuer a risquer sa vie en traversant au feu de l’avenue de sceaux qui donne sur la place d’Armes : il dure 8 secondes depuis des années.
Bref, pour que « porosité urbaine » profite aux promeneurs, qu’on lui donne de vrais chemins, « poreux » signalés, agréables et « protégés » eux aussi..
Nicolas
15 h 07 min
4 mai 2010
Une exposition, simple, parfois un peu verbeuse, mais qui illustre une vraie vision d’un nouveau Versailles : « traversés », pistes cyclable, trompe l’oeil, mais aussi grand projets : Pépinières, Richaud, Chantiers … et même prospective vers Pion et OIN/Satory. Il semble que la nouvelle équipe a su reprendre/améliorer d’anciens projets et un grand nombre de nouveaux projets qui vont pousser Versailles dans une nouvelle modernité. A voir absolument !
BOURACHOT Guy
10 h 09 min
8 mai 2010
Madame Jay rêve depuis longtemps de transformer la ville en « zone 30″ voire de virer les voitures…elle croit toujours qu’il suffit de disposer des panneaux pour que la sécurité soit assurée. Certains itinéraires cyclables sont DANGEREUX ( Rue E Charton, rue St Honoré? bientôt St Médéric et Borgnis Desbordes) ou on ne craint pas d’EMPILER dans des voies étroites ; stationnement, voitures, vélo en contresens…J’en veux pour preuve la rue Hoche ou on a enfin compris qu’une séparation physique est indispensable entre les usagers !la ville compte 80000 habitants : il serait regrettable qu’une poignée d’assoc. et de personnes imposent leurs fantasmes à l’actuelle municipalité!..