C’est un arrêté municipal qui est complètement passé inaperçu et pour cause, personne ne sait où situer cette rue et l’avenir des chats n’intéresse pas grand-monde.  Sauf 30 millions d’amis qui s’est insurgé contre la mairie et son arrêté du 3 décembre, qui prévoyait la capture de tous les chats de la rue Lucien Sergent. Une histoire incroyable : mais pourquoi y a t-il autant de chats dans cette rue ?

Un arrêté municipal du 3 décembre 2009 ordonne la capture de tous les chats errants dans la rue Lucien Sergent à Versaille du 9 au 23 décembre 2009. La Fondation 30 Millions d’Amis a réagi vivement à cette décision et appelle les Versaillais propriétaires de félins à la vigilance. J’ai cherché partout où était la rue Lucien Sergent : il semble qu’elle se trouve aux Matelots. En tout cas, ni les Pages Jaunes ni GoogleMaps ne l’ont répertoriée.

Voici le texte de l’arrêté et l’article de 30 millions d’amis :

« Article 1 : Le service Hygiène, Prévention des Risques de la ville de Versailles est autorisé à procéder à une campagne de capture de chats errants dans la rue Lucien Sergent à Versailles, du 9 décembre 2009 au 23 décembre 2009.
Article 2 : Les chats capturés seront pris en charge par la fourrière animale intercommunale de Versailles Grand Parc.
Article 3 : La ville de Versailles se chargera d’informer la population concernée par cette opération, par des courriers adressés aux riverains et par la pose d’affichettes mises en place dans les secteurs concernés.
Article 4 : Monsieur le Directeur Général des Services, Monsieur le Commissaire de Police, et tous les agents habilités de la force publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera transmis à Madame la Préfète, au titre du contrôle de la légalité. »

De son côté, la Fondation 30 Millions d’Amis a adressé un courrier au maire de Versailles, François de Mazières, pour lui enjoindre de s’assurer qu’aucun animal ne serait euthanasié suite à sa saisie.

Par ailleurs, la Fondation 30 Millions d’Amis engage les habitants du secteur concerné, à veiller sur leur chat durant tout le délai de validité de l’arrêté municipal. Si toutefois l’animal était capturé, son propriétaire bénéficie d’un délai de 8 jours pour le récupérer à la fourrière.

Pour répondre – entre autres – aux demandes formulées par la Fondation 30 Millions d’Amis, la ville de Versailles (78) assouplit son arrêté municipal qui prévoyait la capture de chats errants. Avec l’appui d’associations locales de protection animale, la Fondation va contribuer à leur stérilisation.

A l’annonce de l’arrêté pris par la ville de Versailles (voir notre article du 9/12/09), les réactions ont été nombreuses de la part des fondations et associations de protection animale – dont la Fondation 30 Millions d’Amis – et des riverains. Tous ont fait part de leur position auprès des instances municipales et de leurs craintes de voir ces animaux euthanasiés. Des solutions alternatives ont été proposées et ont – pour l’heure – été retenues.

Les chats errants de Versailles vont pouvoir être identifiés et stérilisés

Les services d’hygiène versaillais contactés par la Fondation 30 Millions d’Amis, s’avouent « agréablement surpris de ces initiatives » et se disent « étonnés que cette opération ait provoqué une mobilisation aussi rapide de la population ». Avant d’ajouter qu’ »[ils sont] bien conscients que l’euthanasie n’est pas une solution acceptable, sans compter que ces chats [les] tiennent à l’abris d’espèces nuisibles telles que les rats ou les mulots, de par leurs qualités de chasseurs ».

Décision a donc été prise par la mairie, en collaboration avec l’association sévrienne « Aux Chats qui Sourient », de capturer les chats libres de la rue Lucien Sergent à Versailles dont la population est estimée à une trentaine d’individus, de les identifier, de les stériliser, de placer dans des familles d’adoption ceux qui peuvent l’être et de relâcher les plus sauvages au même endroit.

La Fondation 30 Millions d’Amis soutient ces initiatives qui permettent de trouver une issue favorable à cette affaire. Elle a, par ailleurs, décidé de prendre à sa charge une partie des frais d’identification et de stérilisation.