Le Verfailles d’octobre est arrivé et MonVersailles l’a lu. Avec objectivité mais aussi clairvoyance, indépendance et (si possible) humour, il va vous le décortiquer. Les propos n’engagent que moi, j’attends donc vos commentaires qui, j’en suis sûr, ne manqueront pas de piquant. Comme à chaque fois.

> Tout d’abord, la couv. Pas de bol, on y voit le projet Richaud imaginé par Wilmotte. Quelques jours avant la grillade. Mais le maire a confirmé que l’incendie ne remettait pas en cause le projet. Tant mieux.

> L’édito du maire. Pas transcendant, mais d’expérience, je ne suis jamais tombé sur un édito du maire transcendant. Et ce, dans toutes les villes de France et de Navarre. Ah si, dans une ville que j’ai connue il y a longtemps…
On y apprend donc que le projet de crèche de Richaud ne sera en fait qu’un déplacement du Chat Botté. Pour ceux qui ont cru à une nouvelle crèche, faudra repasser. Le maire affirme aussi qu’il mettra la même énergie dans le projet des Chantiers que dans le projet Richaud. Nexity va être content.

> Page 4 : l’expo de la Petite Place, sur laquelle je vais écrire un billet avec photos. C’est à voir, absolument. Le travail de fond est remarquable, le catalogue magnifique. Rien à dire.

> Page 5 : l’expo murale de Jussieu. Je ne l’ai pas encore vue.
Le festival Orphée :  une belle et grande initiative, soutenue par la Ville de Versailles. C’est fou ce qu’il y a comme événements « soutenus par la Ville de Versailles » dans le mag municipal. « Initié » ou « créé« , pas beaucoup (un peu quand même), mais soutenu, oui.

> Page 7 : la Quinzaine des Saveurs est une bonne idée, d’autant plus qu’à part les cantines, ça n’a pas l’air de coûter beaucoup de ronds à la mairie.

> Pages 10 et 11 : la séance du conseil municipal du 24 septembre.
Passage à la communauté d’agglo : ça fait des mois qu’on en parle… si t’es pas au courant, je comprends pas. Faut bien meubler les deux pages…
> Réaménagements de voirie rue de la Porte de Buc pour les usagers de la gare : positif, mais vu le retard pris sur l’ensemble du quartier, ça fait un peu maigre.

> Réalisation de trompe-l’oeil sur le mobilier urbain : des étudiants bénévoles repeindront les armoires techniques de la ville, vous savez, ces affreuses boîtes grises. J’ai déjà vu ça dans d’autres villes. C’est pas mal, mais le risque de tomber dans le ringard est grand.

> Page 12 : on voit une photo réunissant le maire et Etienne Pinte. Sûrement une page qui n’a pas été relue par le cabinet…

> Page 15 : une autre photo du maire avec Etienne Pinte ! Ah oui, mais là, c’est normal : ils étaient réunis pour l’inauguration du nouveau bâtiment de l’Ecole des Beaux-Arts, que le député et ancien maire avait initiée. Comme quoi, avec un peu d’effort, la mémoire revient.

> Pages 24 et 25 : le renouveau de Richaud. On connait les grandes lignes du projet, plein de bonnes idées et d’intentions. Mais j’ai beau relire, je ne vois nulle part la façon dont ont été choisis l’architecte et l’entrepreneur. Richaud appartient encore à l’Etat, puis va être racheté par la ville (donc 9 M€ de bénefs pour l’Etat) puis par un promoteur. La procédure de transfert n’a pas encore commencé que l’archi est déjà choisi. Ca fait beaucoup tout ça. Nous y reviendrons.

> Page 31 : l’art mural photographique ou dazibao municipal. Bien.

> Page 32 : passage urbain de Montbauron et rénovation du square Léo Delibes : excellentes initiatives. Mais qu’est-ce qui t’arrive, Guerrier ? T’arrêtes pas de dire du bien depuis quelques lignes !).

> Page 35 : pas bien ! Le mag rappelle les gestes que l’on doit faire pour éviter d’attraper la grippe cochonne (qu’on ne voit toujours pas arriver d’ailleurs). Et là, une photo d’écoliers se lavant les mains. C’est très joli tout ça, mais faudrait commencer à fournir les écoles ! J’ai vu des choses assez aberrantes dans celle de mon fils : pas d’armoires à pharmacie les deux premières semaines (au moins) de la rentrée, l’eau qui ne cesse de couler (malgré les arrêts automatiques), du savon classique (jamais vu un enfant se laver les mains pendant plus de 2 mn, temps nécessaire pour tuer les microbes), du PQ ou un vieux chiffon sale pour se les sécher…

> Page 36 : les premières avancées de la propreté urbaine. Il serait temps ! Le nombre de commentaires sur la saleté des rues et la gêne des encombrants parus sur MonVersailles est édifiant.

> Page 39 : les champignons de Versailles. Le plus dangereux étant celui qu’on a sous le pied rue Carnot, le plus énervant poussant depuis quelques jours boulevard Saint-Antoine

> Page 40 : événement à ne pas rater et « soutenu par la Ville de Versailles » : le Parcours dans l’Art Actuel, organisée par l’association Atarve.

> Page 42 : la programmation du théâtre Montansier. Je trouve ça toujours un peu pauvret. Jean-Daniel Laval, son directeur, fait ce qu’il peut avec un budget maigrissime. D’ailleurs, il est multitâches : il écrit, joue, réalise, vend du pop-corn à l’entracte, repasse les costumes, etc.

> Pages 48 et 49 : deux pages sur Jean-Paul Rouland. Je sais bien que le lectorat de Verfailles a déjà bien vécu, mais quand même. Avec tout le respect que je dois à l’homme, je pense qu’on pouvait trouver plus « versaillais » : il y a habité petit, puis est parti au Chesnay dont il est devenu adjoint au maire ! C’est tout ! Pourtant, les célébrités versaillaises ne manquent pas, faut juste un peu chercher…
Ca me rappelle un journal de campagne (électorale) versaillais qui interviewait Evelyne Dhéliat sous prétexte qu’elle allait s’y promener autrefois ! Dans ces cas-là, ça fait du monde !

> Et enfin les tribunes libres ! LE moment de détente. Enfin, du moins celle de Quinquin, car les deux autres sont aux somnifères ce que la musique baroque est à David Guetta. Que dit notre cher Quinquin ce mois-ci ? Vite, vite, je tourne les pages… mais là, déception. Pas un mot sur les étrangers, sur l’ultragauche versaillaise emmenée par Pinte et Devys, sur les sauvageons qui viennent martyriser nos enfants, sur la culture versaillaise en péril face au complot fomenté par l’étranger.
Juste une phrase, dont il a le secret : « Il faut se défier comme de la peste des idéologies préconçues« . Quinquin, on dit « se méfier comme de la peste« . Attention, ton français fout le camp !