Thibaut Mathieu est la tête de la liste « Versailles Nous Rassemble ».

1. Qui êtes-vous ?

Je m’appelle Thibaut Mathieu, j’ai 27 ans. J’ai le bonheur de vivre à Versailles depuis 2009, année durant laquelle je suis rentré à la Faculté de Droit de l’Université de Versailles. J’ai obtenu ma licence de droit, 3 ans plus tard. J’ai, ensuite, obtenu un Master en Droit Public et cette année, pour des raisons électorales, j’ai pris la décision de suivre des cours en Master de Droit privé ce qui me permet d’être également le mieux préparé possible pour l’examen du Barreau que je passe en septembre prochain.

Contrairement à ce que j’ai pu entendre lors de ma présentation au débat des AFC, je ne suis plus étudiant au Cours Florent et ce depuis bien longtemps, ayant décidé de me consacrer au Droit. Néanmoins, mon passage dans cette école prestigieuse reste pour moi un souvenir merveilleux.

2. Pourquoi une candidature à Versailles ?

Parce que Versailles c’est huit quartiers et une incroyable diversité qu’il faut absolument préserver. C’est cela que j’aime à Versailles et que je souhaite défendre. Notre ville se résume trop souvent à son Château et aux deux quartiers voisins, Notre-Dame et Saint-Louis. Nous n’avons rien contre Louis Le Vau mais il faut avouer que les trois grandes avenues qui donnent sa structure à notre Ville cloisonnent les différents quartiers. Quant à Satory, de l’autre côté de la N118…

Chacun vie dans son coin. Tous les Versaillais ne connaissent pas les huit quartiers qui composent notre Ville et qui ont pourtant tous une identité forte et des atouts qu’il faut mettre en valeur. Notre projet repose sur la cohésion.

Par exemple, le cinéma est un lieu qui nous rassemble, les plus jeunes comme nos aînés, en famille ou entre amis. Or nos cinémas de centre ville semblent condamnés dans l’indifférence générale et personne ne s’en soucie. François de Mazières s’est récemment opposé à l’extension du cinéma de Vélizy 2, mais pour Versailles, comment fait on ? Le sujet qui a agité la ville en 2008 est complexe et nous n’avons pas de solution toute faite à proposer mais un débat s’impose : soit nous maintenons nos cinémas là où ils se trouvent soit il faut réfléchir à un autre emplacement. Sinon il n’y en aura plus. Qu’en pensent les autres candidats ?

3. Comment vous démarquez-vous des autres listes ?

Nous osons mettre tous les sujets sur la table, même quand cela révèle l’impuissance des politiques à répondre immédiatement à tous les problèmes. Les Versaillais peuvent comprendre que rien n’est simple et qu’à l’impossible nul n’est tenu. Mais il faut dire la vérité. C’est vrai pour le maintien des salles de cinémas à Versailles, mais aussi sur l’avenir de la caserne Pion et l’aménagement de Satory pour lesquels les marges de manœuvres sont très faibles. Je ne parle même pas du transport, qui pose problème à Versailles comme dans tout le reste de l’Ile-de-France. A long terme, ne serait-il pas judicieux de prolonger la ligne de tramway T6 qui s’arrête à Viroflay jusqu’au centre commercial Parly 2 afin de réduire la circulation de transit dans le centre-ville de Versailles ? Sur certains sujets, c’est une vision à 20 ans que nous avons et nous souhaitons dès aujourd’hui ouvrir le débat. Sur d’autres, cela peut se faire rapidement et à moindre coût. C’est le cas du Wifi gratuit dans les zones les plus fréquentées de notre ville. Il faut bien se dire que cela existe dans de nombreuses villes étrangères et que la France a un retard considérable en matière de couverture numérique. Quand on sait que même Chișinău, la capitale du pays le plus pauvre d’Europe l’a mis en place, il faut se secouer un peu car on ne peut pas vivre éternellement sur ses acquis.

En revanche nous refusons d’exister au travers de polémiques faciles et stériles, comme celle sur le coût du banc de l’étang Gobert. Dans la folie de la campagne, certains proposent maintenant de le raser ! Nous sommes une liste de proposition qui s’attache au fond des sujets. Lorsque j’émets une critique, j’essaie d’être constructif et j’évite les attaques ad hominem. Déjà ça je pense que ça fait la différence.

4. Quels sont vos divers engagements et activités à Versailles ?

Mes engagements sont principalement d’ordre associatifs. En effet, j’ai cofondé et présidé une association étudiante au sein même de l’Université de Versailles, le BDE A Fortiori, qui est aujourd’hui une association francilienne puisqu’elle est implantée dans près de 14 facultés (toutes disciplines confondues) de toute la région Île-de-France.

Et j’ai, dans un second temps, cofondé et présidé le Rotaract Club de Versailles. Un club service, dont la devise est « L’amitié par le service ». Cette structure est la version jeune du Rotary.

5. Pourquoi avoir quitté Benoît de Saint Sernin ?

Je m’interdis les attaques ad hominem et je reconnais avoir fait un écart au sujet de Benoit de Saint Sernin car les choses se sont vraiment très mal passées. Le sujet est clos, je n’y reviendrai pas : sur la forme comme sur le fond nos positions sont définitivement très éloignées et chacun trace maintenant sa route. Ce sont des choses qui arrivent.

6. Qu’avez-vous pensé du débat des AFC ?

Les AFC sont les seules à réunir l’ensemble des candidats pour débattre : c’est une excellente initiative, très bien menée. Bien sûr le public était principalement composé d’habitants soucieux de la politique familiale que mène le gouvernement et comme nous l’avons toujours dit, il ne faut pas mélanger les problématiques nationales avec les problématiques locales. C’est un point de vue que j’étais le seul à défendre et la salle s’est montrée réceptive et respectueuse de ma position, y compris lorsque j’ai dit que la loi c’est la loi. Cette dernière, même si je pense qu’elle a été mal écrite, mal débattue et mal votée doit être appliquée. C’est aux députés d’agir, le maire ne peut que se montrer vigilant. Par exemple, il convient de placer les livres sur la théorie du genre au rayon adulte à la bibliothèque, afin de respecter la liberté des parents d’éduquer leurs enfants conformément à leurs convictions.

7. Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent votre jeunisme ?

Nous y avons réfléchi et nous ne sommes toujours pas en mesure de dire à partir de quel âge on devient vieux ! Si nous sommes les cadets dans cette élection, aucune dérogation n’est prévue pour le plus jeune des candidats. Nous devons répondre aux mêmes exigences que les autres, notamment au regard de la réglementation électorale. De plus, les Versaillais se disent que si nous sommes la relève, alors il faut que nous soyons à la hauteur : ils nous encouragent avec bienveillance, mais ils ne nous font pas de cadeau pour autant !

Enfin, nous croyons beaucoup à l’intergénérationnel. Si notre liste est emmenée par de jeunes adultes, elle va de 18 à 64 ans. On tenait vraiment à ce que tous les âges soient représentés dans notre équipe.

8. Quelle sera votre position au second tour ?

Je n’en sais strictement rien. Laissons déjà passer le premier tour.

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